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Autour du GloB

"Le GloB doit présenter et représenter une ou plusieurs personne(s), par l'édition de billets. Le contenu des billets est public, et s'applique à décrire ce à quoi l'éditeur porte de l'intérêt. Si l'éditeur a pas d'intérêt, alors il a qu'a pas faire de GloB."

 

Un étudiant français au Brésil. Ce qu'il aime bien ... ce qu'il aime pas trop ...

16 septembre 2005

Despedida

Voilà, mon travail ici est terminé.
Ce soir, toutes les personnes qui travaillent au laboratoire font une fête pour moi.
Et demain soir, je pars faire une excursion de quelques jours comme je les aime : j'ai mon sac avec un maillot et une serviette, quelques rechanges, l'appareil photo et le guide touristique.
Je pars de Piracicaba, trop petit pour être représenter sur la carte ci-jointe, mais qui se situe sur le "S" de São Paulo. De là je prends un bus pour Curitiba, vers le sud, puis un des premiers (et derniers) trains brésiliens qui va de Curitiba à l'horizontale vers la côte, direction l'ilha do mel ... Un peu de farniente sur la plage, puis je me dirige toujours en bus vers Florianopolis, une des plus jolie ville du Brésil, et enfin Porto Alegre. J'ai 5-6 jours pour le faire, je ne sais pas encore comment ni quand je rentre, mais je dois être de retour pour vendredi prochain ici, car il y a deux jours de fête pour mon départ.

Ceci était donc le dernier billet de ce blog concernant le brésil.

Dernier petit jeu (snifff). Qui a dit : "Martyr, c'est pourrir un peu" ?

12 septembre 2005

Rio

Si je ne vous ai pas encore raconté où et comment s'est passé mon dernier week end, c'est parce que j'étais très occupé avec mon rapport. Mais il est dans un avion pour la France maintenant, donc je suis un peu en vacances.
Comme le nom du billet et la photo l'indiquent, je suis allé à Rio de Janeiro il y a de cela une semaine. Parti en bus à 19h00 de Piracicaba, j'ai rejoins une Japo-Brésilienne et une Allemande dans une ville appelée Sorocaba. Le deuxième bus, pour Rio celui là, a démarré à 22h30; nous sommes arrivés là-bas vers 5h30 le lendemain (pour ceux qui veulent un ordre d'idée de la distance, ça paraît à côté de Piracicaba sur la carte).
Là on se promène avec sa planche de surf sous le bras entre la plage et la favela toute proche et on prononce tout les mots différemment (c'est là que les "ch" se font remarquer). Un carioca est venu nous chercher à la gare routière, ami de la Japo-B., qui nous a guidé dans tous les lieux touristiques que nous avons visité. J'ai donc marché sur les sables de Copacabana (sur la photo) , Ipanema, Leblon, la Barra, plages mythiques ici comme chez nous, pleines de bikinis, de surfeurs, de volleyeurs et de barbecues sur la plage; vu le Corcovado ou Christ rédempteur, le pain de sucre, les différents quartiers.
Rio, je ne le savais pas, est la ville qui détient le record de surface boisée au monde. Grande comme Paris en habitants, elle est totalement intégré à la forêt tropicale, qui est partout. On a l'impression quelquefois de sortir complètement de la ville, d'entrer dans la jungle et de s'y enfoncer, puis une favela apparaît, énorme, puis de nouveau les quartiers "officiels" de la ville, et de nouveau la forêt, et ainsi de suite.
Les habitants sont agréables, et le New York Brésilien ne m'a pas une seule fois montré la violence qui fait sa mauvaise réputation à la télévision. Aucun musée je n'ai fait cette fois-ci, je me suis intégré dans la vie carioca, et ai passé le dimanche entre somnolence sur la plage, bain et eau de noix de coco.

De retour et quelque peu au ralenti ces derniers jours, j'en profite pour voir une dernière fois quelques personnes, les fêtes de départ ont déjà commencées (6 au compteur), et je me rends compte qu'un choc est en train de se préparer : voilà des mois que que je n'ai pas parlé une seule fois Français plus de deux minutes, que je me promène en sandales sous 80 % d'humidité et une température presque constante entre 25 et 30 °C, que je me suis fondu dans la culture et la manière de vivre Brésiliennes, et que j'ai construit une vie ici.
Dans deux semaines je prends l'avion, et j'ai les boules, classique.

31 août 2005

Feijoada

Que serait Marseille sans la bouillabaisse, Valencia sans la paëlla, Fribourg sans la choucroute, Carcassonne sans le cassoulet, les écossais sans kilt ou Newton sans une pomme ?
Réponse : le Brésil sans la feijoada.
Hum hum, un peu d'histoire : comme moults plats devenus typiques d'une région ou d'un pays, la feijoada est née chez les pauvres. Le Nordeste, lieu dont provient entre parenthèse une grande partie de l'artisanat et de la gastronomie brésilienne, fut la terre d'accueil des esclaves noirs. Région aujourd'hui encore très pauvre (c'est de là que le peuple s'exile vers les favelas de Rio et São Paulo), elle a nourrit l'imagination des mères qui tentait de sustenter leur famille. La base au Brésil est la suivante, je l'ai déjà énoncé auparavant : haricots noirs et riz. Hop, une marmite de chaque. La viande ? Les restes : que du cochon, viande salée, oreilles, pieds, groin, gelée, saucisses fumées. Hop, dans la marmite de haricot. On réchauffe quelques heures, et on sert bouillant avec beaucoup de piment. Les esclaves ont survécus grâce à ça, et aujourd'hui c'est LE plat typique brésilien. J'avais déjà goûté au restaurant, mais ce week end, c'est la mère de Carlão qui nous en a fait pour trois jours (j'en mange encore aujourd'hui).
C'est gras, c'est lourd, ça donne chaud, ça ballonne, et c'est tellement bon ...

25 août 2005

Mortadella

La gastronomie à São Paulo donc. Hier je vous ai déjà parlé de l'eau de noix de coco verte, parfaite un lendemain de fête arrosée (à prendre plusieurs fois dans la journée). Je vous ai également raconté l'épisode des pão de queijo au catupiry, un moment de bonheur intense ... Mais je n'ai pas raconté LA visite du week end, du moins pour moi, qui considère le "bien manger" comme une priorité. Le mercadão de São Paulo, ou plus grand marché municipal du pays, n'a rien à envier à nos halles ou aux marchés marocains. J'y ai rencontré autant d'épices, de viandes et de légumes. Les fruits par contre il y en a beaucoup, beaucoup, beaucoup plus. J'avais fait un billet sur les fruits, je pourrais en faire encore trois ou quatres comme le précédent, avec des fruits totalement inconnus. Jamais je n'avais imaginé ça. Je dois avoir dans mon cerveau d'européen une trentaine de fruits en tête peut être (sans variétés bien sûr). On peut tripler ou quadrupler ce chiffre ici, et encore, les brésiliens eux-mêmes découvrent encore, suivant la région d'importation et la saison, des fruits dont ils n'avaient jamais entendus parler. A l'étage, des bars et des restaurants de spécialités. Et une photo est omniprésente dans chacun d'eux : le sandwitch à la mortadelle, dont voilà l'exemple que j'ai dévoré.

On a le choix de mortadelle : traditionelle, fumée ou à la mode de Bologne. Trois préparations : froid, chaud, ou chaud avec du provolone ... J'ai commandé une mortadelle fumée dans un pain chaud et du provolone ... Je pensais que les photos étaient des pièges à touriste, mais en regardant les tables alentours en attendant je me suis rendu compte de mon erreur, c'est au minimum trois cents grammes de mortadelle entourés d'un petit pain qui tombent lourdement sur la table et dans l'estomac, poil au zeugma. I m'a fallu une bonne heure pour le finir, aidé de jus de fruits frais de cupuaçu, de graviola et de citron à la menthe ... Cette épreuve passée nous sommes rentrés à Piracicaba, heureux et repus.


Aujourd´hui une contrepèterie hilarante, sur un conseil de mon estomac :

Attention la mortadelle à la rate !


.... j'en ris tout seul dis donc ....

24 août 2005

Agua de coco

C'est le tour des visites que j'ai faites à São Paulo. Tout d'abord sur la Paulista. En sortant du métro, le FIESP, un musée retraçant l'histoire artistique et politique du vingtième siècle au Brésil. Un musée tout ce qu'il y a d'ordinaire pour nous européens. Puis le Itau cultural, genre de centre Pompidou, dans lequel était retracé l'histoire de l'art mécanique et numérique au brésil. Un coup de coeur pour Waldemar Cordeiro, un des premiers, qui faisaient des portraits de la femme qu'il aimait en imprimant les signes suivants : =, -, X, +, et des cases noires. Des photos le montrent préparant à la main ses portraits, puis tapant à l'ordinateur des lignes de symboles. Une simple impression, que l'on observe avec deux mètres de recul, et c'est juste magnifique ... Des curiosités aussi, comme ce tapis kitsch, dans une salle sombre, sur lequel on marche pour actionner des projections d'homme nu et squelettique souffrant de diverses manières ... charmant, n'est-il pas ? Jusqu'aux programmes intéractifs de création d'animation, j'ai beaucoup appris et aimé dans cette expo.
Nous sommes également allé, toujours sur la Paulista (c'est le coeur artistique de la ville) au SESC, association nationale de diffusion artistique, la seule, présente aussi à Piracicaba, où j'étais déjà allé assisté à quelques concerts. Cette fois-ci, en passant devant la baie vitré qui donne sur la rue, on s'est demandé pourquoi les gens était habillé bizarrement, mais cela semblait marrant, il y avait un groupe vêtu d'habit de grand-mères en train de s'installer, nous avons décidé d'entrer. C'était une soirée privée, mais nous sommes passé allègrement derrière une dame qui discutait ferme avec le videur pour pouvoir entrer, et nous voilà au beau milieu de la plus grande bande de travestis et de leurs "amis" qu'il m'ait été donné de voir ! C'était bien rigolo, on distribuait des bols de soupe chinoises et du champagne, ainsi que des autocollants de toutes les couleurs, pour que les gens fassent "leur" art sur les murs de la salle ... J'ai hésité à faire un énorme phallus, puis je me suis ravisé, je vous fait la traduction des discussions autour de moi :
"mais c'est mâââââgnifique dites moi, comment faaîîîîîtes vous çâââ, c'est mêêêêrveilleux je vais demander à Joséééé de faire le mêêême dans notre chambre, oh oui je le veux je le veux ...".
Comme on était pas très à l'aise au milieu de tous ces hommes qui nous dévoraient des yeux (on est pas connu, mais comme on était dedans c'était qu'on avait reçu une invitation de quelque personne de ce milieu, donc on en faisait parti), nous sommes rapidement allé chez Paulo (l'ami d'enfance de Carlão) écouter un bon vieux rock des familles en faisant les hommes pour se rassurer.
La soirée du samedi s'est passée dans un bar branché lui aussi, musique rock alternatif-électro mixé tout ensemble, pour finir sur un bon drum'n'bass quand tout le monde était saoul .. C'était presque les mêmes qu'au SESC, avec la présence à la table à côté de moi d'une VG de MTV que je vois tous les jours quand je déjeune ... Une bonne soirée, où j'ai encore une fois abusé de caipirinha, et qui s'est terminé dans la plus célèbre boulangerie de São Paulo à 5h du matin, pour déguster un pão de queijo rehaussé de catupiry, une saleté qu'on en mangerait ses doigts tellement c'est bon, des petits pains avec du fromage dans la pâte (un parmesan local), le catupiry est un fromage crémeux dont la saveur ne m'a été révélée qu'au brésil, aucune comparaison n'est faisable, désolé.
Lever 10h dimanche, parce qu'on a fait les vrais touristes, une eau de noix de coco avant de prendre le métro pour délayer la pâteur des bouches, puis promenade et musée, le plus grand musée d'art de São Paulo, la Pinacoteca. Un musée dont je ne vous parlerai pas tant il rappelle le Louvre en miniature (2 heures pour en faire le tour), et parce que je ne saurai pas décrire les peintures, sculptures et photos, mêmes si ça vous intéresse de connaître l'art brésilien. Tous ces lieux, ces musées, les immeubles du dix-neuvième, les parcs, tout vient de la colonisation. Après, plus rien. Rien n'est restauré, à l'exception de quelques musées à finances privées, et presques gratuits (y compris la pinacoteca). Le reste est à l'abandon, s'écroule, et est remplacé par les grattes ciels qu'on aime tant.

J'en ai encore gardé un peu : demain c'est gastronomie à São Paulo !

23 août 2005

Casa das rosas

L'arrivée à São Paulo se fait par les favelas. Elles bordent l'autoroute, formant une banlieue de bois et de briques qui s'écroulent abritant quelques millions d'habitants. Il faut bien quinze minutes de bus avant de rentrer dans la ville proprement dite, troisième mégalopole mondiale, 17 millions d'habitants selon mon guide, 20 millions selon le journal, 25 selon les infos et 30 selon plusieurs études ... Entre un tiers et la moitié de la France dans une ville donc. Comme tout ce que j'ai vu du Brésil, du contraste. Ce ne sont pas quelques mendiants qui sont arrivés là depuis que São Paulo est le centre économique, c'est par dizaine de milliers (en bus ou à pied) et ensemble que les gens affluent, du Nordeste pour la plupart, croyant que les emplois pleuvent. Mais une capitale économique étant ce qu'elle est, l'argent est partagé entre peu de gens, et voilà les favelas qui se créent, l'insécurité qui grandit, la police qui frappe et tue, et São Paulo qui vit ainsi.
La vision du touriste est tout autre : on arrive dans une gare ferroviaire qui a tout d'européen (à part la foule bien sûr), on court jusqu'au métro auquel elle est rattachée, et on arrive dans la Paulista: avenue gigantesque de plus de 2 km, les champs élysées Brésiliens, magnifique et unique, mêlant buildings de verres gigantesques et palais coloniaux (sur la photo la maison des roses, au beau milieu de trois énormes buildings).
De nombreux vestiges européens côtoient les buildings de style brésilien (hum) et les bâtisses modernes abritant des bureaux. Mon samedi après midi s'est passée dans cette avenue, entre expositions, marche et marchés coréens ...
J'ai été logé chez un ami d'enfance de Carlão, fils d'un riche homme d'affaires brésilien, à deux pas de La Paulista, dans un appartement chic. Le soir, un tour en voiture à travers quelques quartiers "réputés", comme la plus grande avenue de bordels du pays, toute illuminée (vous m'imaginez assez facilement le nez collé à la vitre je pense), le quartiers chinois, les quartiers les plus pauvres ou les plus riches.
Chose étonnante que je n'ai pas eu le plaisir de relever à Paris ou dans les autres villes françaises (mais à Copenhague si) les gens se parlent et vivent assez tranquillement malgré le fossé économique et culturel qui se dresse entre eux. Je n'ai pas vu un gramme d'animosité, et je ne suis pas resté dans les coins à touriste, j'étais plutôt fondu dans le décor avec mon accent argentin et trois brésiliens pour compagnie. Les plus riches et les plus pauvres discutent et s'aident, il y a de la courtoisie entre eux, et quand le ton s'élève c'est pour se plaindre de l'incompétence du gouvernement : le salaire minimum est à l'équivalent de cent euros (un euro = 2,9 reals en ce moment) et ne grimpe pas d'un pouce. Beaucoup d'entraide et de sourires, et des vieux qui sniffaient de la colle sous les ponts pendant que des cadillacs avec des minets tout bordés d'or et hilares passaient à toute vitesse, un des derniers palais coloniaux utilisé par McDonalds, et du gris partout.
Une mégalopole quoi.

Aujourd'hui c'était une description de la ville, demain je raconte ce que j'y ai fait.

16 août 2005

Simplement passés

Avant propos à l'adresse de ma maman qui va se faire du soucis : "promis je ne referrai plus ce dont il est question dans ce billet."


Comme quand j'apprécie quelque chose je n'aime en perdre une miette, je suis retourné à Mogi-Mirim ce week-end (et aussi parce que je m'y étais pris un peu tard pour aller plus loin). Juste Vitor et moi cette fois-ci. LA Sensation du samedi c'est les vossoroca. Grossièrement, une carrière naturelle, dans le genre Roussillon pour les sudistes. La plupart des gens restent "en haut" c'est à dire ne s'aventurent pas à glisser sur la "terre", un sable rouge aggloméré quelque peu friable. Comme Vitor et moi sommes un peu bêtes, nous avons décidé pris une décision :

"T'as vu, là ça à l'air facile de descendre,

-On y va alors ..."

Nous descendîmes 30 mètres plus bas, par une sorte d'escalier à 70°, et comme bien évidemment il n'y avait rien ou presque en bas, excepté de l'eau pourrie et un chien mort depuis peu de temps, nous décidîmes de trouver un chemin pour remonter, vu l'impossibilité de prendre à l'envers le chemin usité pour descendre ... Comme tous les gens impulsifs, nous n'avions pas pensé à l'éventualité d'être bloqué en bas : perdu, il a fallu improviser, personne n'avait dû explorer les lieux depuis un bon moment. Après une bonne demi-heure, nous trouvâmes (à histoire de gens un peu simple, passé simple) un "chemin" entre les racines, premièrement parce-que les racines ça conglomerre le sable, et ça c'était déjà bien vu la sécheresse, et aussi parce-que vu la pente, grimper sans prise était impossible. Nous montâmes donc, et quelques 10 minutes plus tard, nous embrassâmes une vue imprenable du haut d'une de ses fines lames de terres (la deuxième sur la photo, c'est pas une blague). Un moment de bonheur et ... nous nous retournâmes et aperçûmes notre erreur ... Quelques mètres étaient faisables debout avec de l'équilibre (ce que nous fîmes), la suite était digne soit d'un équilibriste, soit de deux abrutis. Comme nous ne le sommes pas (équilibristes), nous nous lançâmes tels des crapauds (assis quoi) à l'assaut de quinze mètres larges d'une trentaine de centimètres, avec du vide d'un côté, quinze mètres environ, et puis ... heu ... ben la même chose de l'autre (quoiqu'avec plus de végétation nous dîmes-nous histoire de se rassurer). Après une bonne demi-heure de fou rire au milieu du passage, parce que quand on a très peur et qu'on ne sait pas si on va rester là à attendre un hélico ou si on se lance il vaut mieux rire, occuper à rétrécir encore la bande de terre (nos pieds raclèrent le sable et firent leur travail d'érosion à merveille eux aussi), nous arrivâmes au bout, soulagés, les fesses toutes rouges de sable, et la figure de contentement. Une poussée d'adrénaline comme je n'en eût pas souvent, dis-donc.


Une douche plus tard, nous nous mîmes en route pour une nuit de Pagode, musique traditionnelle pas géniale mais le cuba libre coulant à grands flots, nous nous amûsames drôlement. En extérieur, dans une ferme aménagée en salle de concert (genre lieu typique de mariage) autour d'une piscine avec bars et un groupe jouant cette musique donc, jusqu'à 6 heures nous discûtames et rîmes. Un sandwitch vers 8 heures pour se coucher bien tranquillement, et le dimanche s'est terminé rapidement entre siestes et repas de la maman des frères Motta.


Pour les futurs ingénieurs (ça se rapproche) en pleine rédaction de rapport, une petite citation :


On écrit toujours trop,

et on ne pense jamais assez.


Claude Debussy